CausalSeal — la provenance des décisions, en standard ouvert
La plupart des systèmes d'IA rendent une réponse et oublient comment ils y sont arrivés. À l'échelle d'une institution, ça produit une chose dangereuse : une archive de décisions inexpliquées. Plus on délègue de travail cognitif aux machines, plus la traçabilité du « pourquoi » devient vitale — en médecine, en droit, en finance, on doit pouvoir répondre de ses décisions.
Un standard ouvert, pas une boîte propriétaire
CausalSeal est un standard appliqué et ouvert : n'importe quelle organisation peut l'adopter et sceller ses propres paramètres causaux — la chaîne qui compte pour ses décisions. Le standard ne dicte pas quels paramètres : il définit la forme vérifiable dans laquelle on les scelle. Comme un protocole ouvert où chacun garde ses clés et sa configuration.
Ce que porte un sceau
Chaque décision gouvernée porte un sceau : un enregistrement vérifiable de sa chaîne causale — les facteurs retenus, l'agent qui a répondu, la gouvernance appliquée, la confiance — condensé cryptographiquement (empreinte SHA-256). Le sceau ne scelle pas la conclusion seule ; il scelle le chemin qui y mène.
Ouvert et contestable
Un CausalSeal se vérifie indépendamment — sur causalseal.org/verify, sans croire personne sur parole. La provenance devient un standard public et contestable : toute partie affectée peut challenger la chaîne. C'est l'inverse d'une boîte noire.
L'analogie
Le C2PA prouve d'où vient une image. CausalSeal prouve pourquoi une décision a été prise. L'un scelle la provenance du contenu ; l'autre, la provenance du raisonnement.
Ce que ça change
La confiance cesse de reposer sur la marque (« crois-nous ») pour reposer sur la vérification (« vérifie »). Quand produire des réponses devient abondant, ce qui devient rare, c'est de pouvoir les prouver.
En une phrase
CausalSeal transforme une décision de « plausible » en « vérifiable » — une provenance ouverte, scellée, opposable, avec vos paramètres.