L'espace d'état sémantique — les quatre axes FLVH et leur algèbre
Position épistémique — à lire d'abord
Ce document décrit une structure de représentation, pas une théorie du sens. Trois affirmations précises : (1) l'état sémantique d'une conversation est représenté par un vecteur formel muni de quatre axes primitifs ; (2) ces axes engendrent, par déclinaison déterministe, des formes dérivées vérifiables ; (3) la portée de cette déclinaison est bornée et mesurable. Aucune valeur de calibration n'est divulguée ; toutes les formes fonctionnelles ci-dessous sont vérifiables sur le moteur de référence.
Les quatre axes primitifs (FLVH)
Tout concept est positionné par le croisement de deux axes binaires orthogonaux : la position temporelle (First ↔ Last) et la visibilité (Visible ↔ Hidden). Leur croisement — FLVH — donne quatre bases : FV, First Visible (l'action, l'agent) ; FH, First Hidden (le concept, l'idée) ; LV, Last Visible (le résultat, l'objet) ; LH, Last Hidden (le contexte, le lieu). Dans le moteur, l'état d'une conversation est un vecteur de dimension 256 dont ces quatre axes forment le socle de décision ; le reste porte la dynamique physique (voir « La physique sémantique »).
Une déclinaison, pas une classification
FLVH ne range pas un concept dans une case : il le décline en quatre formes. La racine FAIRE engendre fais (FV, l'action), action (FH, le concept), fait (LV, le résultat), acte (LH, le contexte). C'est un paradigme morpho-sémantique génératif : d'une racine, on dérive ses quatre coordonnées.
Ancrage et portée (le résultat testé)
Les atomes de sens ne sont pas inventés : la couche sémantique s'amorce sur les primitifs universels de la Natural Semantic Metalanguage (NSM, Anna Wierzbicka). Un test de détermination sur ce noyau donne un résultat borné : la déclinaison est reproductible sur les concepts prédicatifs et entitaires, mais elle force le lexique logique-fonctionnel (connecteurs, quantifieurs, négation) — que NSM tient justement pour irréductible. FLVH est donc un paradigme génératif pour le contenu, non pour la couche fonctionnelle : un périmètre revendiqué, pas une universalité. Cette frontière relève vraisemblablement d'un opérateur d'observation distinct (O), non de la base — question ouverte.
La tour combinatoire (construction interne)
Ce qui suit est une construction interne, offerte pour vérification — pas une affirmation sur le sens. À partir des quatre bases, on construit une tour d'espaces par produits de Kronecker : 4 → 16 → 256 → 65 536. Une position de base fine compte 16 valeurs (4 bits) ; un couple de positions donne 256 méta-états (un octet) ; un couple de méta-états, 65 536 transitions (deux octets). Cinq modes classent une transition selon ce qui change : rien, la coloration seule, le dominant seul, les deux dans le même sens, ou en sens opposés. Chaque niveau est un espace vectoriel unitaire — norme préservée, opérateurs construits comme des rotations de Givens — vérifiable au bit près sur le moteur de référence.
Les huit familles d'expression
Au-dessus de cette structure, huit familles d'expression organisent le style de production : quatre familles de base (origine, récit, relation, action) et quatre composites. Le public les rencontre comme « Super Agents ». Point d'honnêteté : leur nombre — huit — est une granularité de conception, non une dérivation. Les quatre bases FLVH, elles, sont le socle testé ; les huit familles en sont une couche d'expression choisie — utile en produit, pas une loi. Les dériver des catégories-mode de la NSM (prédicats mentaux, parole, action, évaluation) est une piste de recherche ouverte.
L'identité comme coordonnée
Un agent créé dans le Studio est un point de cet espace : ses pourcentages par famille sont ses coordonnées, et son empreinte SHA-256 — calculée sur les poids, le nom et la porte — fixe cryptographiquement cette position. Deux agents au même mélange produisent la même empreinte : l'identité est déterministe, vérifiable, antérieure à toute base de données.
Statut épistémique
Le socle testé, ce sont les quatre axes FLVH et l'algèbre unitaire qui les compose — vérifiables au bit près. La couverture — les quatre axes suffisent-ils à engendrer le discours orienté ? — est une hypothèse mesurable, pas un théorème : sur un corpus public, mesurer la proportion de concepts déclinés de façon déterminée en constitue le test. Le nombre de familles (huit) est une granularité assumée. Programme de test ouvert — voir « Le programme de recherche ».